Cet endroit n'est qu'un foutoir à pensées. Un asile pour maux égarés. Une déchirure colmatée a force d'histoires, de chansons où la voix souffre et les notes s'égrennent dans l'espace temps. Ce putain de temps qui nous rattrapera toujours, ce putain de temps qu'il est idiot de vouloir semer, qui est omniprésent, omniscient, omnipotent. J'ai longtemps voulu partager mon humanité. Ces mots, ces rêves, ces angoisses... J'ai longtemps voulu mais tout n'est qu'autocensure. Nos vies. Un grand théâtre où acteurs en tout genre se croisent, échangent quelques paroles, se mentent, s'aiment, se déchirent. Mais au fond tout reste dans l'instant. De ce qu'on veut montrer, offrir de cet instant. Nos quotidiens, parfois nos futurs se frôlent sans jamais se mêler vraiment. J'aurais voulu pourtant. Que les passés se racontent, que les espoirs se dévoilent, que les lendemains se laissent entrapercevoir... Seulement ainsi va le monde. C'est un enfermement inconscient. Chacun dans notre ailleurs nous évoluons. J'ai cru qu'ici peut être une réponse m'apparaitrait. Ce n'est pas tant qu'elle m'obsèdent ces foutues réponses. Car au fond j'crois que je suis aussi bien avec mes grandes questions tordues. J'suis qu'une paumée, une égarée du petit matin. J'suis de celles qui ne dorment pas la nuit, regardent les étoiles au travers d'un volet tiré, parce que je sais qu'elles sont là. J'suis de celles qui s'immaginent tout un monde... J'suis rien d'plus que celle qui écoute hurler sa foule intérieure. Oui. Tout un monde. Ma jeunesse est là, mon ailleurs, mes lendemains. J'ai tenté d'vous l'écrire tout cela. Ma plage, les nuits de stupre, ce café perdu. J'vous ai même écrit, à mots voilés c'est vrai, mes jours passés mais qui collent au coeur, à la peau. Ces jours d'octobre, au blues indélébile, à la mélancolie des doux moments. J'ai voulu m'offrir sans penser au vide que ça laisse. Mais peu importe, c'est un éxutoire et mon humanité c'est ça. Mes souffrances, mes joies, mes peines, mes amours et désamours. J'vous l'ai offert. Désormais il me faut du temps. Pour comprendre. Comprendre encore. L'ignorance m'angoisse, cette sensation de vide qui me prend au ventre, ce temps dont je ne ressens que l'absence, dont je n'appercoit que les jours mornes et gris. Plus que ça il me faut trouver la faille, le manque, ce qui me permettrait d'obtenir un tout. Je ne possède que les fragements. Ca a été merveilleux: ces rencontres, vos mots. Mais il me manque quelquue chose. Et plus les jours passent, plus j'ai l'intime conviction que je ne le trouverais certainement pas ici. La vie du dehors m'apelle. Je ne sais plus su que fuir en celle du dedans depuis ces derniers mois. C'est un leurre, ce monde ci encore plus. S'envoyer nos peines et nos détresses, nos histoitres avortées et fantasmes, non il n'y a rien a prendre. Juste de quoi se retrouver, sourire en se croyant moins seul. Mais on l'est plus que jamais, seul, chacun derières nos écrans, à ressentir ce vide de ses personnes dont on ne connait même pas le rire, les silences, les getses et l'odeur. Je ne veux plus de tout cela. Partager avec vou me manquera, je roderais encore un brin en ce monde ci. Mais j'espère trouver des maisn bel et bien de chaire et sang se tendre, j'espère me heurter vraiment aux corps et aux coeur. Je ne veux plus de cette barrière de virtuel. J'ai cru être libre, je me suis menti une fois de plus



